BOSNIE-HERZÉGOVINE | MOSTAR

24.06.2017

Lors de mon voyage avec ma soeur à Split, en Croatie, nous avons décidé de passer une journée à Mostar, ville emblématique de Bosnie-Herzégovine. Un bus nous attend à la gare routière, nous embarquons pour une aventure bosniaque !

 

Le trajet en bus est très agréable. Nous longeons la côte croate et il ne faut pas avoir le vertige ! La route tournicote, coincée entre les pans rocheux désertiques des montagnes à gauche ( dont le Sveti Jure, le plus haut sommet du massif montagneux du Biokovo) et le ravin plongeant dans la mer à droite. Le panorama est à couper le souffle ! Nous nous arrêtons prendre d’autres voyageurs dans de charmants petits villages (notamment Omiš et Makarska) ou au milieu de nulle part, au bord de la route.

 

 

 

Nous longeons les lacs de Peračko Blato avant de passer la frontière croato-bosniaque. Le paysage est très assez aride, typiquement méditerranéen. 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Mostar en début d’après-midi. La gare routière est un peu excentrée du cœur historique (10 minutes à pied).

L’environnement est bouleversant. Les traces des guerres d’indépendance sont encore présentes partout. Les façades et les volets des maisons sont criblés d’impacts de balles. Il règne un calme absolu, j’ai tout de suite eu l’impression d’être à la fin d’un combat.

 

 

 

 

Nous décidons de grignoter un peu avant de découvrir la ville. Nous choisissons le petit restaurant « Food House » dans une ruelle commerçante et dégustons frites et brochettes de poulet avec un verre de Coca (on se méfie de l’eau plus ou moins potable là-bas afin d’éviter d’être malade…). Je mange pour la première fois de ma vie du pain pita : un vrai régal !

 

Direction le centre historique qui renaît de ses cendres progressivement grâce à de nombreux donateurs : jolie disneylandisation, tout a été reconstruit après les guerres pour satisfaire les touristes (dont nous, oui je sais bien…), tourner une page et masquer la réalité du quotidien des bosniaques qui souffrent encore de leur récent passé.

Cela dit, le cadre est magnifique. Des basiliques chrétiennes du Moyen-Age se mêlent aux mosquées musulmanes. Au XVème siècle, Mostar se développe grâce aux Ottomans (Turcs) qui s’y installent pour le commerce. Nous nous dirigeons vers le fameux pont Stari Most qui relie les deux parties de la ville, passant au-dessus du fleuve Neretva. Ce pont du XVIème siècle a toute une histoire derrière lui.  Pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine en 1993, les Croates et Bosniaques s’affrontèrent pendant un peu moins d’un an à Mostar. Le pont fut détruit par les forces croates pour interrompre les passages bosniaques. Il a été reconstruit sous l’égide de l'UNESCO en 2005.

 

 

 

Je tombe amoureuse du cadre et de l’art raffiné musulman. La ville est riche en patrimoine culturel et compte de nombreux monuments : mosquées, églises, pont, bains municipaux, palais… Toutes les mosquées de la ville ont toutes été reconstruites à l’identique suite aux guerres. Hélas les visites intérieures étaient impossibles…

La mosquée Karađoz-bey a été construite en 1557, on la découvre à l’entrée du centre historique. Elle est considérée comme la plus belle mosquée de toute la Bosnie-Herzégovine ! Son minaret étant le plus gros de la région (13,4x13,4m).

Située en bord du Neretva, la mosquée de Koski Mehmed-pacha est particulièrement belle, c’est la deuxième mosquée de la ville. Son minaret est pratiquement similaire à celui de Karađoz-bey, légèrement plus petit (12,4x12,4m).

 

 

 

Les ruelles sont remplies de boutiques de souvenirs qui vendent tout et n’importe quoi (casque militaire, mug avec le drapeau bosniaque, anciennes munitions, vases dans de vieux obus…). Nous nous installons au bord de la Neretva, en nous rafraîchissant avec une glace, pour admirer les célèbres plongeons depuis le haut du pont.

 

 

 

 

Nous décidons ensuite de nous éloigner un peu du centre historique. S’ouvrent à nous de grands buildings à la soviétique, aux intérieurs semblant vétustes. Les touristes ne se rendent pas forcément compte de l’envers du décor et préfèrent ignorer la réalité. La Bosnie fait partie des pays qui sont « en retard » notamment d’un point de vue économique par rapport à la France. La modernité met du temps à arriver.

 

 

 

 

 

Nous sommes contentes d’avoir pu voir les deux contrastes de la ville, de rencontrer les locaux et même discuter avec eux et connaître leur véritable quotidien.

 

 

Une belle expérience qui fait grandir et surtout réfléchir. Le tourisme ce n’est pas que voir du beau, c’est aussi ressentir l’âme du pays, sa réalité, comprendre l’histoire et se sentir plus responsable.

Une journée mémorable, unique, avec beaucoup de souvenirs et émotions.

 

 

 

 

 

Infos pratiques :

 

 

BUS

Le trajet en bus dure en principe 4h. Comptez un peu plus large, sachant que ça peut être très long à la frontière Croato-Bosniaque, j’ai pu en faire l’expérience… Il est aussi tout à fait normal que le chauffeur de bus s’arrête faire sa pause repas pendant 45 min !

De même que les horaires ne sont pas forcément respectés. Nous devions partir de Mostar à 21h30. Nous avons attendu plus de 2h pour le trajet du retour, avec presque 1h30 d’attente à la frontière… Avec une arrivée à Split à 5h du matin ! L’aventure je vous dis !

 

 

RESTAURANTS

Tous les restaurants sont ouverts tout au long de la journée, même pour boire juste un verre. Vous en trouverez un peu partout dans le centre historique. La cuisine bosniaque mêle des spécialités de l’ex Yougoslavie intérieure (Serbie, Macédoine) et des plats très inspirées de la gastronomie turque.

A tester :

- burek : des sortes de chaussons (pita) à pâte feuilletée d’origine turque, moelleux et fourrés de viande hachée aux oignons. 

- cevapi : des petits pains ronds et plats fourrés de boulettes ou de petites saucisses d’agneau et de bœuf, façon kebab, avec des oignons émincés et du fromage de chèvre.
 

Et niveau prix c’est très abordable. Les plats sont autour de 5 € !
 

 

MONNAIE

La Bosnie utilise le mark convertible : 1 € = 1,95 KM et 1 KM = 0,50 €. 
Le change s’effectue principalement dans les banques, les bureaux de poste et de change (aéroports, gares, stations de bus).

Nous avons réussi à échanger notre argent croate à la gare routière dès que nous sommes arrivées à Mostar.
 

 

PAPIERS

La carte d’identité ou passeport en cours de validité sont acceptés. Nous avions eu une préférence pour le passeport, par sécurité.

 

LANGUE

Les bosniaques que nous avons rencontré parlaient tous à peu près anglais. Pas trop de difficulté pour communiquer avec eux.

 

 

 

 

Alors, un petit tour à Mostar ça vous tente? N’hésitez pas à découvrir cette jolie ville riche en patrimoine et Histoire !

 

 

 

 

 

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