FRANCE | CHÂTEAU DE CHENONCEAU

29.03.2018

Je viens de rentrer d’un riche séjour dans la région des Châteaux de la Loire avec ma sœur. Une montagne de photos à trier et à travailler, mais des souvenirs plein la tête que je vais vous partager à travers quelques articles.

Ces quelques jours furent intenses notamment par notre rythme de visites : un château le matin et un second l’après-midi. Au final, nous avons fait le plein de découvertes, d’Histoire, d’architecture, d’anecdotes, de botanique et de paysages malgré un temps maussade et froid.

 

Je débute donc cette série d’articles sur les Châteaux de la Loire avec l’un de mes coups de cœur durant le séjour : le romantique Château de Chenonceau. Un hasard ? Sûrement pas ! Il est surnommé le Château des Dames et ce n’est pas pour rien !

 

 

 

Un peu d’histoire

 

Le Château de Chenonceau est marqué par les femmes qui en furent les propriétaires et les bâtisseuses depuis le XVIème siècle. Il est édifié dans le lit du Cher, sur les piliers d'un moulin fortifié et du château fort racheté à la famille des Marques. Le corps du logis carré est construit en 1521 par Thomas Bohier, Intendant Général des Finances de François Ier. A sa mort en 1535, François Ier récupère le château.

Puis, Henri II l'offre à sa célèbre favorite Diane de Poitiers qui aménage sur la rive droite du Cher un jardin à son nom et un pont reliant la rive gauche.

A la disparition d'Henri II, Catherine de Médicis, devenue Régente, contraignit Diane, sa rivale dans le cœur du roi, à restituer Chenonceau à la couronne. Elle édifie sur le pont de Diane une galerie.

Au XVIIIème siècle, Louise Dupin y reçoit les plus grands érudits, philosophes ; Voltaire, Fontanelle, Marivaux, Montesquieu ou encore Buffon dans son fameux salon littéraire. Elle est la première à écrire un code des Droits de la Femme avec Rousseau.

En 1913 la famille Menier rachète le château.

 

 

 

L’avant-cour et la Tour des Marques

 

Une longue allée arborée nous accueille et dévoile progressivement le château. Une fois arrivé dans la cour, se dresse sur la droite la tour des Marques, le seul vestige de l’ancien château médiéval. En construisant le Château de Chenonceau au XVIème siècle, Thomas Bohier et son épouse Katherine Briçonnet ont rasé le château-fort et le moulin fortifié de la famille des Marques et n’ont gardé que ce donjon qu’ils ont transformé dans le style Renaissance. L'avant-cour reproduit le plan de l'ancien château médiéval délimité par les douves.

 

 

 

 

Juste à côté, le château de Chenonceau est si imposant que mes yeux s’écarquillent ! Son célèbre pont à cinq arches qui enjambe le Cher est majestueux. Il y règne un sentiment d’apaisement et de quiétude avec le ruissellement de l’eau, la forêt environnante et les deux jardins à la française (celui de Diane de Poitiers et celui de Catherine de Médicis) qui entourent le château. Mais il émane aussi de l’architecture du monument un sentiment de puissance et de pouvoir. Un beau contraste ! La porte d'entrée du château est monumentale : d'époque François Ier, elle est en bois sculpté et représente les armes de Thomas Bohier et celles de son épouse, surmontées de la salamandre, symbole de François Ier.

 

 

 

 

Le logis et les chambres

 

Une fois à l’intérieur du château, l’émerveillement continue. Nous sommes accueillies dans la salle des Gardes par un réconfortant feu de cheminée. Nous commençons la visite du logis et découvrons les différentes chambres de style Renaissance toutes aussi fournies et généreuses en tapisseries, mobiliers d’époque, cheminées admirablement sculptées et portraits :

 

- Louise de Lorraine : veuve d’Henri III, sa chambre reflète le deuil par la décoration noire et les peintures macabres.

- Diane de Poitiers : mobilier du XVIIème et tapisseries des Flandres du XVIème siècle.

- Catherine de Médicis : meubles et tapisseries du XVIIème siècle, plafond en bois à caissons carrés peints et dorés où l'on retrouve le blason des Médicis : le "C" et le "H" de Catherine et d'Henri II entrelacés.

- Chambre des 5 Reines : rend hommage aux deux filles et aux trois belles-filles de Catherine de Médicis : la reine Margot (Marguerite de Valois), Elisabeth de France, Marie Stuart, Elisabeth d’Autriche et Louise de Lorraine.

- César de Vendôme : chambre du Duc de Vendôme, fils du roi Henri IV, qui devient propriétaire de Chenonceau en 1624.

- Gabrielle d'Estrées : chambre de la favorite et grand amour d'Henri IV

 

 

Nous poursuivons notre visite à travers les salons décorés de portraits du XVIIème siècle et de cheminées : la belle est située au Salon François Ier, le Cabinet Vert où Catherine de Médicis dirigeait le Royaume de France, et les cuisines aux tables regorgeant de pots de fleurs, plantes et autres succulentes, à mon plus grand bonheur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La galerie

 

Erigée à la demande de Catherine de Médicis, elle s’appuie sur la façade sud du logis et sur le pont. Elle était utilisée pour les réceptions et les bals organisés par la reine. J’en tombe amoureuse ! Caractéristiques parfaites d’une pièce à la fois romantique et noble : le sol carrelé blanc et noir donne une belle profondeur à la galerie longue de 60 mètres, l’alternance de la végétation (sapinettes posées dans les frontons courbés) et la luminosité qui émane des 18 fenêtres me font penser aux édifices de l’Antiquité. A chaque extrémité, se trouve deux grandes cheminées Renaissance dont l'une n'est qu'un décor.

 

Hôpital durant la Première Guerre Mondiale, puis lors de la Seconde Guerre Mondiale la galerie permit à la Résistance de faire passer de nombreuses personnes en zone libre. Le Cher matérialisait la ligne de démarcation. L'entrée du château (rive droite) se trouvait dans la zone occupée et les Allemands se tenaient prêts à détruire Chenonceau à tout moment.

 

 

 

 

 

La salle d’exposition

 

Au premier étage, la galerie Médicis a été aménagée pour mieux connaître les étapes de construction du château ainsi que les faits marquants : frise, archives, cartes, gravures... Le contenu est très complet, simple et clair.

 

Les jardins

 

Le Château de Chenonceau est entouré de deux magnifiques jardins à la française : celui de Diane de Poitiers et celui de Catherine de Médicis. Ce dernier est de loin mon préféré, un vrai terrain de jeu pour faire des photos avec le château en contre-plan, et l’aménagement des plants est plus chaleureux et intime : laurier-thym, rosier, lavande, buis...

Juste à côté du pré des ânes se trouve le potager des fleurs : endroit incontournable pour les amoureux du jardinage. Malgré le temps maussade et un printemps timide, quelques plantes commencent à fleurir : tulipe, jacinthe, narcisse et quelques variétés de légumes. D’ici quelques semaines les parterres risquent d’être magnifiques sous le soleil !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chenonceau fût une étonnante découverte malgré les photos et les reportages que j’avais pu voir régulièrement. On se laisse transporter hors du temps, en arpentant les pièces du château et en marchant sur les pas de grandes Dames de l’Histoire. Un ensemble très romantique qui invite à la promenade, entre jardins fleuris et salles historiques.

 

 

Informations pratiques

 

Château de Chenonceau

37150 CHENONCEAU

0820 20 90 90

info@chenonceau.com

Site internet 

 

Tarif : 14 €

Attention il existe plusieurs Pass Châteaux de la Loire que vous pouvez acheter dans les Offices de Tourisme, ils sont souvent très avantageux !

 

Ouverture : ouvert toute l’année, horaires disponibles sur le site internet du château

 

Parking : gratuit

 

Durée de visite : environ 2h

 

Espace restauration et salon de thé à l'Orangerie (restaurant gastronomique) et boutique sur place.

 

 

 

 

Anecdote : C’est le château privé le plus visité de France !

 

 

 

 

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