RANDONNÉE | COL D'ARNOSTEGUY - URKULU

26.05.2018

J'ai profité d’un dimanche ensoleillé pour descendre dans le Pays Basque et faire une petite randonnée de remise en jambes au Col d’Arnostéguy (1 236 mètres) jusqu’au sommet Urkulu (1 419 mètres).

 

Depuis Saint-Jean de Pied-de-Port, il faut suivre la route menant au col d'Arnostéguy par la D428, une route étroite, un peu sinueuse par endroit et longue de 18 kilomètres : comptez bien 30 minutes de montée. Il s'agit de la route « Napoléon » qui est aussi le chemin que les pèlerins empruntent pour aller à Saint-Jacques de Compostelle. Attention car ils sont très nombreux tout au long de la route. 

Cette route constitue déjà un formidable voyage, offrant d'admirables points de vue sur les montagnes.

 

 

 

Une fois arrivés au parking, Je suis accueillie par un troupeau de vaches et par le massif bloc rocheux Urkulu avec au sommet une ancienne tour.

Je commence la randonnée en empruntant un sentier sur la droite qui contourne le col d’Arnostéguy, bercés aux sons des cloches des animaux : moutons, vaches, chevaux et leurs poulains, à mon plus grand bonheur !

 

De l’autre côté du col, seuls face à la nature, j'admire le panorama grandiose sur les Pyrénées. Je sors des sentiers battus pour rejoindre un cromlech au pied d’un arbre, perdu au milieu de la plaine. Le cadre, assez mystique, me fait penser à Outlander.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je commence à grimper pour atteindre le sommet d’Urkulu mais je perds le sentier principal, le confondant avec les chemins faits par les animaux ! Je le rattrape finalement de l’autre côté du col pour finir l'ascension.

Des marques jaunes indiquent le sentier, difficile à suivre par temps de brouillard.

 

Une fois arrivés à la tour, j'observe l’incroyable vue sur les Pyrénées dont certains sommets sont encore enneigés.

 

Les vestiges de la tour sont massifs. Haute de 3,60 m, elle possède un diamètre de 19,5 mètres. La tour serait un trophée érigé par les Romains, destinée à commémorer le triomphe de M. Valerius Messala Corvinus pour sa conquête de l’Aquitaine en 17 avant J.C.

 

 

 

 

 

 

 

 

    

La faune et la flore sont très riches dans la région. Je m'approche des chevaux (pottoks) et de leurs jeunes poulains très curieux. Je tombe amoureuse d’un petit alezan tacheté d’une pelote blanche sur le front qui s’avançait vers moi, peureux mais interrogateur.

 

Malgré l’arrivée tardive du printemps, j'ai pu apercevoir des ajoncs, de la bruyère, des violettes des Pyrénées et de l’hépatique noble.

Après une séance de photographies animalières, je redescends tranquillement à travers les pentes herbeuses pour rejoindre la voiture.

 

 

 

La boucle est de quatre kilomètres mais j'en ai fait légèrement plus avec mes sorties de sentiers ! Comptez environ une heure de randonnée pour l’aller/retour et 200 mètres de dénivelé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une randonnée facile et courte, accessible à tous, en particulier aux familles, offrant un paysage de toute beauté !

 

Sur la route du retour vers St-Jean-de-Pied-de-Port, j'ai l’impression de me retrouver en Ecosse, dans la région du Ben Nevis : entre les moutons qui traversent la route, les montagnes d’alpages aux sommets arrondis et à la brume naissante. De bons souvenirs refont surface ! 

 

 

 

 

 

 

Please reload

VOUS AIMEREZ AUSSI

Please reload

Réseaux sociaux

Abonnez-vous !

Copyright © 2019 Charlotte Moutier

  • Grey Facebook Icon
  • Grey Instagram Icon
  • Grey Pinterest Icon