RANDONNÉE | LA HOURQUETTE D’AUBERT

12.10.2019

Nouvelle randonnée dans les Pyrénées le temps d’un weekend, cette fois-ci en plein coeur de la Réserve Naturelle de Néouvielle, à la conquête des premières couleurs automnales et de la Hourquette d’Aubert.

 

 

Néouvielle c’est plus de 70 lacs aux eaux limpides, des pins à crochets battant des records de longévité et d’altitude, 5 refuges, une biodiversité unique, d’imposants massifs aux arêtes granitiques. Bref, un vrai paradis. Comment ne pas tomber sous son charme ?

Déjà venue dans la réserve il y a quelques années, je l’ai tout de suite adoptée pour son dépaysement et pour la beauté de ses montagnes aux airs canadiens.

C’est donc avec joie que je reviens explorer ce petit paradis pyrénéen avec une amie.

 

 

Le sentier débute au parking du lac d’Orédon (1880m) où il faut suivre la signalétique des laquettes et du lac d’Aubert. Nous nous enfonçons à travers une forêt de pinèdes pendant une heure. L’ascension en lacets est progressive et offre de jolies vues en contre-bas sur le lac d’Orédon pour ensuite déboucher sur les laquettes.

Les teintes des feuillus commencent à prendre des allures jaune-orangées, créant un joli contraste avec le vert sombre des conifères. Les aiguilles des sapins tombées au sol craquent sous nos pas et enivrent nos narines d’une odeur de résine. L’automne est vraiment une des plus belles saisons à la montagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons les laquettes pendant une heure avant d’atteindre les lacs d’Aubert et d’Aumar, les deux incontournables de la réserve. Prudence, le sentier est plutôt dans son état naturel (ce qui n’est pas plus mal en soi) et comporte d’importantes pierres et racines, il faut faire attention où l’on met les pieds.

 

Avec ses 3091m, le Pic de Néouvielle se dévoile devant nous, dominant toute la réserve et se reflétant dans l’eau. Impossible de le manquer et de ne pas s’arrêter l’admirer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous entamons l’ultime montée jusqu’à la Hourquette d’Aubert (2498m). Le panorama qui s’offre à nous tout le long du cheminement est merveilleux. Dès que nous prenons un peu de hauteur, la perception de l’environnement est complètement différente et enivrante. Tout semble figé dans le temps et l’espace. Nous sommes si petits face à cette immensité qui nous procure à la fois du vertige, de la puissance, de la gratitude, de la fascination et de la force. Je n’échangerais ces sensations pour rien au monde et pourrais les ressentir au quotidien.

 

En contre-bas, la couleur des lacs se métamorphose avec les aléas du ciel, se transformant par endroit en bleu pétrole ou en turquoise. Une jolie mer de nuages se forme dans la vallée et arrête sa course sur les contreforts des alpages, juste en-dessous de nous.

Arrivées au sommet de la hourquette, totalement seules, nous sommes téléportées sur une autre planète. L’arrivée soudaine de la brume recouvrant en partie certains sommets nous plonge dans une ambiance plus que mystique. Sur notre crète, nous dominons à 360°,d’un côté, les lacs d’Aubert, d’Aumar et les laquettes, et de l’autre, ceux de la Glère et Blanc. L’intensité de leur couleur est encore plus frappante à cette hauteur.

Sous un fond de ciel blanc, les arêtes en granite des pics Néouvielle et Ramougn ressortent de plus belles. Ce tableau naturel semble venir tout droit de Mars.

 

Malgré le froid nous profitons de ce spectacle qui n’aura duré finalement qu’une dizaine de minutes mais qui restera gravé dans nos mémoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons tranquillement vers le refuge du lac d’Orédon où nous passerons la nuit. La douceur de la lumière de fin de journée colore les montagnes et la flore d’un doré et d’un rose pâle. Nous savourons ces petits instants précieux, nous revigorant d’énergie et nous remplissant d’un bonheur simple.

 

Nous avons mis 5h (sans prendre en compte la pose déjeuner et les nombreux arrêts photos, 6h sinon !) pour accomplir ses 16 kilomètres, avec un dénivelé de 800D+.

 

 

Au cours de la randonnée j’ai pu noté la différence flagrante du niveau des lacs depuis seulement 3 ans et à la même période de l’année. C’est encore une fois une grosse prise de conscience face à un tel constat/dégât plus qu’alarmant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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